Le lin a accompagné la vie des Basques depuis la nuit des temps. Très vite, nos rudes paysans ont compris que le lin était le tissu le plus sain, celui qui absorbait le mieux la transpiration.
Très vite, ils ont compris qu’une toile rugueuse de lin nettoyait la peau de toutes les impuretés accumulées dans la journée. Très vite, ils ont compris que la grosse toile de lin écrue faisait des draps de lit inusables.
Le lin, c’est le lien souple et fort qui, par-delà le temps, me rattache à mes ancêtres. Mais quelle fut sa première utilisation ? On ne le sait. Etait-ce pour tisser des vêtements ? Etait-ce en vue de rites funéraires ? Ou bien la première utilisation fut-elle la mante à bœufs, ce grand rectangle de lin, bordé de rayures bleues, vertes ou rouges, fixé sur le dos de nos bœufs.
Au mois de décembre arrivait au village le tisserand itinérant qui installait son métier à tisser dans une pièce qui lui était réservée, afin de tisser, en quelques jours, une grande pièce de lin. Il faisait de même dans toutes les maisons : les fermières pouvaient ensuite tailler dans cette pièce pour confectionner les fameux trousseaux, les “ doteak ”.
Jean-vier, entre tradition, innovation et modernité, vous invite à l’écomusée Basque pour découvrir son savoir-faire et la qualité de son linge de maison. |